Activité physique

Bouger 3h par semaine, c'est 30% de risque de mortalité en moins...
 

On meurt quand même...mais plus tard !


Dès les années 1950 aux États-Unis, les premières études sur les effets de l'activité physique menées sur des chauffeurs de bus (assis) et des contrôleurs (en marche) démontraient déjà une meilleure longévité chez les plus actifs. En 2015, une étude publiée dans The Lancet a enfoncé le clou, arguant qu'un décès sur dix était lié au manque d'activité (autant que le tabac et l'obésité). Cela appuyait les résultats d'une étude de 2007 démontrant qu'une activité modérée (au moins 3h/semaine de marche à 5-7km/h)) ou intense à a raison d'une heure par semaine (comme le jogging à 8-10km/h) diminuait de 30% la mortalité par rapport aux sédentaires. Des résultats corrélés par l'étude de la vitesse de marche chez les plus de 75 ans: inférieure à 1,4km/h, l'espérance de vie à 10 ans serait de 19% mais grimperait à 87% si supérieure à 5km/h...

Une activité modérée élève jusqu'à 20% le taux de bon cholestérol (HDL)


Il suffit d'une activité modérée (marche ou nage)  deux à trois fois par semaine, au moins trente minutes d'affilée pour élever jusqu'à 20% le taux de bon cholestérol (HDL), ce qui permet de se préserver du mauvais ! Les triglycérides baissent d'autant (et même jusqu'à 50% chez les personnes en surpoids) et la tension artérielle chute d'un point. Des résultats visibles en trois mois qui réduisent de 30% le risque cardiovasculaire et d'infarctus. Mais il faut être assidu : dès l'arrêt de l'activité, l'efficacité diminue progressivement et disparaît en trois mois...

Marcher un peu réduit de 6% le risque de fracture du col du fémur


Une heure de marche par semaine suffit à atteindre ce résultat et 4h par semaine réduit le risque de fracture du col du fémur de 40% pour un sédentaire. Inutile d'aller au-delà de 6 heures par semaine: l'effet sur la reconstruction de l'os peut alors être négatif. Ce sont les activités "en charge" (marche, course, danse, montée des escaliers) qui, en sollicitant l'os (tissu vivant!) permettent ainsi de le consolider. Notamment chez les femmes ménopausées chez qui la perte osseuse (entraînant risque de fracture du col du fémur mais aussi tassement vertébral) peut atteindre 3% par an si on ne fait rien... D'où l'intérêt de l'activité physique d'endurance à impact (la marche, la course, la danse ou la montée des escaliers) qui permet de réduire la perte osseuse quel que soit l'âge auquel on s'y met, voire l'inverser si on débute avant 70 ans.

Une activité physique régulière réduit le risque de cancer de 30%


L'activité physique a un effet protecteur contre l'inflammation chronique, un des facteurs déclencheurs de la maladie. Cet effet a été clairement prouvé sur le cancer du côlon :une activité d'endurance (marche, vélo...) permet de le réduire de 30%, en activant une hormone protectrice (prostaglandine) et en limitant le temps de contact entre les substances cancérigènes et l'intestin. De même pour le cancer du sein, le risque est aussi abaissé de 30 à 40% : l'activité diminue les cellules graisseuses favorisant l'inflammation chronique. Le risque de récidive est alors abaissé de 20 à 50% et le patient répond plus favorablement aux traitements dont les effets secondaires sont limités, entre autre par une meilleure tonicité musculaire...

Être physiquement actif abaisse le risque d' Alzheimer.


Une étude publiée dans "Neurology" en 2012 a prouvé que même chez les plus de 80 ans, les plus actifs d'entre eux étaient deux fois moins susceptibles que les moins actifs. L'effet n'étant pas lié à la pratique d'un vrai sport mais juste d'une activité régulière. Trente minutes, trois fois par semaine permettent d'améliorer la plasticité cérébrale via une meilleure oxygénation, l'apprentissage des gestes, l'amélioration de la coordination...  L'activité physique est donc aussi bénéfique que l'activité intellectuelle pour retarder l'apparition et l'évolution des maladies neurodégénératives. 

WebMaster bonte.jacques@wanadoo.fr Dernière mise à jour le lundi 14 janvier 2019